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12 octobre 2017

froid la vie sans toi

 

Je me dis non, de remettre à plus tard, de mettre de côté, de raccrocher l'anneau, de regarder par les oeillères que, jour après jour, je tricote autour de mes yeux. Devant, regarder droit devant, continuer le chemin à tracer. Ne pas regarder derrière, derrière c'était trop beau, c'était trop vrai. Alors ne pas cabrer, ne pas plier. Pas piler, pas plier je me le répète.

C'est juste que je n'ai pas le droit. Tu le sais ça pourtant, tu le sais que je n'ai pas le droit. Et la fille, elle s'embobine toute seule, se perd dans ses pinceaux et regarde autour d'elle : elle voit les livres, les pages, le bois et le travail. Elle en connaît l'odeur et la lumière. Elle s'y sent bien et sait les identifier. Mais quand même, quand bien même. C'est froid la vie sans toi. 

Alors, pas plier, pas piler, pas pleurer, avancer, avancer je me dis chaque fois, chaque jour, chaque matin avant de poser le premier pas sur le tapis de lit, chaque heure je me le répète.

 

 

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