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20 juillet 2017

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J'ai parlé de toi aux passants, assise, sur une pierre, le dos en appui contre le mur abbatial. J'ai vu les bruns, les jaunes, les blancs traverser la jeté pour se rendre de l'autre côté du pont. Puis l'homme est passé, anonyme. L'homme aux mille visages qui, d'un regard, a su prononcer l'oracle et lire dans chacune de mes pensées.

18 juillet 2017

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On ne saura jamais.

Peut-être que c'était fausse route. Que ses doigts naviguaient sans but sur mon épine dorsale.

Et tous ces mots qui me regardent, ce cloître, immense, les vocalises et les bruits du temps, immobile, qui passe sans nuage. La fontaine est sèche, brûlée, assoiffée. Les sourires gais, frétillants, amusants. Et pourtant ! Pourtant, rien n'est plus pareil quand l'Amour est sans braises et que ses mots se perdent, dans le bruit sourd du temps.

 

 

 

 

 

 

06 juillet 2017

Pas même la peau

Sans doute que j'aime me faire peur

Que j'aime me faire mal, m'accrocher au barbelé et voir si la plaie saignera longtemps

Sans doute que j'aime ça, écouter la pluie tomber 

Et rester là, seule, nue, ruisselante, trempée

Sentir que je ne suis rien, pas même une feuille, pas même la peau, pas même en vie,

Rien

05 juillet 2017

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Envie folle de

juste

te faire partager ma joie.

28 juin 2017

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Tu existes quand tu oublies d’où tu viens.

                                                     Isabelle

 

 

10 juin 2017

écrire, aimer

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Après le bain

Je ne sais pas. Je me suis réveillée, là, comme ça. Une herbe blanche avait poussé. 

Un écosystème bizarre, aidé par force de mes regrets.

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06 juin 2017

Malouin

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01 juin 2017

Dans l'oeuf

Il y a des fois où c’est trop dur, où c’est trop fort. Où les doigts me démangent de pianoter ton nom sur le clavier. Des fois où je ne travaille plus, où je perds espoir. Le noir de la rue, l’absence de la journée.

Tué dans l’œuf, à peine éclos. Où es-tu? Que fais-tu ? M’as-tu oubliée, revêtue de noir ? Souvent, je pense à toi, je pense souvent à toi. Tes mains, ton visage. Ton corps noué au mien laissant ton essence imprimée sur ma peau, diaphane.

28 mai 2017

Dans mon paisible écrin

J’aime me sentir vide, seule, sans rien à manger, sans rien dormir mais reposée. J’aime me savoir nue, longue, oblongue, avec ce soleil jaune qui tape par la fenêtre. Je me regarde être, doublée mon reflet en me disant que je suis là, très là, seule avec moi-même avec ce qu’il me reste à écrire, à donner, à regarder sentir. Je sens poindre les possibles, que tout, oui, tout est encore à faire, à construire, à rédiger, devant ce long reflet, ce pays du matin calme avec cette herbe verte, ces fleurs humides. Je suis nue, forte, ferme. Je suis seule. Seule face à moi-même, pleine de ces envies magnifiques que mon vide intérieur héberge, en un paisible écrin.