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15 février 2017

Deux heures, deux vies

Il s’endort et se réveille, part et revient. Comme la mer, comme les vagues qui s’échouent sur la grève. Malgré lui, malgré moi. J’ai trop rêvé cette nuit. En condensé, comme une boite de sardines pilée. Il part et revient, je l’enterre, il réapparaît, il meurt et ressuscite.

Deux vies, deux heures, le jour et la nuit, le calme et la tempête.

 

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03 février 2017

Dans sa voix

Il dit " sac à couchage " mais je ne le corrige pas

Il dit " mon fleur ", " je vais à manger ", il dit " pense-toi ", il prononce mon prénom en insistant sur le "a".

Mais je ne dis rien, je ne le corrige pas.

J'aime quand il parle aux canards, quand il regarde les oiseaux, quand il court en trottinant sans jamais presser le temps.

Il y a de l’humain quand il parle, de l'air dans sa voix.

25 janvier 2017

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                                                                                   Où es tu ?

 

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24 janvier 2017

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 "Pourquoi es-tu parti ainsi ?

- Tu travaillais, je ne voulais pas te déranger...

- Mais comment peut-on penser sans embrasser ? "

 

 

 

Plus rien

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22 janvier 2017

Parmi les miens

Le 30 août, j’ai oublié ta voix.

Il n’y avait pas de basse, pas de grave, plus de voix, ça faisait comme de l’air, en sourdine, un tût tût qui ne répond pas.

Le 31 août non plus il n’y avait pas de voix. Atone comme on dit a-mégaphone aussi.

Depuis, je reste. Moi aussi j’ai perdu ma voix car tu es loin, trop loin, tu n’existes plus parmi les miens.

 

 

 

14 janvier 2017

Tu danses ?


podcast
 

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Haranguer la foule qui s'époumone en courant et tient jusque là, jusqu'au bout, un rythme frénétique. Plus fort, encore, la foule entre nos mains et les couleurs qui jaillissent de nos yeux équinoxe. Juste des yeux, juste des mains, qui se tendent en l'air comme un bouquet de fleurs ouvertes. Lui, il s'éloigne et se soulève et voit ces mains, ce bouquet de mains en abondance en aquarelle. Veridis Quo very disco. Tu danses ?

 

11 janvier 2017

Thomas Jackson

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09 janvier 2017

Our changing seas / Courtney Mattison

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08 janvier 2017

Il n'a pas peur

Il n'a pas peur de faire exister les choses, de dire les mots, de les inscrire sans se poser la question de savoir s'il pourra les effacer.

Il n'a pas peur de faire exister les choses. Peut-être même qu'il ne sait vraiment ce qu'il créer que par le fait-même de les réaliser. Qui sait ?

Moi, non. Moi, je ne sais pas, je ne sais jamais. Je ne sais faire advenir qu'en nébuleuse, qu'en images, qu'en mots, qu'en dématérialisé.

ça m'impressionne qu'on puisse bâtir, construire, créer, faire naître avec autant de facilité. ça me rassure et ça me fait peur.

J'ai peur du lest que m'imposerait ce que j'ai construit. J'ai peur de devenir otage de ce que j'ai fait exister. Alors je glisse, je flotte de peur de m'engluer.