Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 février 2018

Quel dommage

Quel dommage de pleurer quand il fait si beau, maintenant que le soleil enterre les grisailles passées. Quel dommage de pleurer quand la lumière brûle. Pour une fois. Pour une fois que l'astre a percé. 

Quel dommage de sentir les larmes. Dehors, il fait si beau, il fait si jaune, si doux, si frais. Quel dommage de ne pas retenir ces petites gouttes salées qui chavirent et chavirent sur mon visage. Quel dommage de ne pouvoir les contenir comme on endigue l'émotion qui nous submerge comme une dune inondée.

 

 

17 janvier 2018

.

 

- Et en substance ?

- Rien. En substance, il n'y a rien.

 

 

 

Demain

FullSizeRender (6).jpg

 

 

 

16 janvier 2018

Taper, taper sur le clavier et ne pas regarder les gens

Il faut que je vive plus, plus loin, plus longtemps.

Il faut que je me lève en avant. Beaucoup, beaucoup plus tôt.

Il faut que je regarde droit, plus droit. Il faut que je mange aussi. Ne pas oublier de manger, d'éplucher et de couper les aliments.

Il faut que je me regarde dans la glace maintenant. Que je photographie l'instant. Que j'observe les yeux. Marrons, profonds, ces yeux de haine et d'espoir.

Il faut rattraper le temps, accélérer, ménager des plages vides, dans plages de temps pour se rassembler et s'appartenir entièrement. Ne pas regarder les gens lâches, ne pas regarder les gens.

Il faut Clarence. Seul le présent peut. Il faut.

 

 

15 janvier 2018

.

IMG_3053.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Gaëlle JOSSE Une longue Impatience       

 

 

 

07 janvier 2018

C'est comme ça

Ca m'a fait comme une flèche, pointue, à l'endroit du coeur. Une sensation de chaud, de brulant, de brûlure dans le

haut du torse, sous le sein gauche. Mais je n'ai rien dit. Je l'ai laissée parler. J'ai regardé dehors, essayant d'aligner

le bout de l'arbre au montant central de la fenêtre PVC. Je l'ai laissée parler, je l'ai laissée terminer. Puis plus rien.

Derrière nous, les enfants dormaient. 

 

" Il y a des tournants dans la vie. Dans la vie, il y a des tournants". Je n'ai rien su dire d'autre mais elle, elle a

continué, parlant des choses et d'autre. Moi, je ne l'écoutais plus. Je pensais à toi, à ton bout d'existence. A la

distance aussi qui tord l'imaginaire et invite à transformer la vie en ce qu'on voudrait qu'elle soit.

 

Soupir

 

A chaque fois qu'il m'arrive une chose heureuse, et il m'en arrive en ce moment, je pense à toi. Mais les choses

heureuses ne s'accomplissent que dans le partage. Alors la chose heureuse se tourne et se retourne dans l'oeuf et finie par mourir.

 

C'est comme ça.

 

 

 

Dans ses yeux doux

J'espère que c'était bien. L'eau chaude, les bulles, le savon peut être qui glissait sur vos mains. J'espère que c'était bien, maintenant que les choses ont un toit, maintenant qu'elles commencent. Enfin doit-elle se dire. Enfin.

Moi, je ne sais pas. Je n'ose pas regarder. Je n'ose rien faire. Même pas lever un doigt, un tout petit doigt. Je n'ose pas bouger, je n'ose plus respirer. De peur de déranger sans doute. De peur d'entendre ta voix me dire que oui, c'était bien, que l'eau du spa était chaude et que le long collier qui encercle son cou rayonne chaque jour jusque dans ses yeux doux.

 

 

16 décembre 2017

Tout bas

Dis moi

Comment chasser l'ardeur

Comment tuer l'envie

Comment oublier les images

Comment faire taire les pleurs et endormir la voix

 

Comment faire quand

Comment faire quoi

 

Eteindre la lumière, et soupirer tout bas

07 décembre 2017

.

 

C'est dur quand on sait que la seule bonne réponse est de rester silencieux.

 

 

 

03 novembre 2017

Pourquoi R. ne se marie-t-il pas avant ?

Au début, sa voix est pleine, comme une tasse. J'entends la certitude, toute nouvelle, que découvrent les quarantenaires en prenant de l'âge. Il parle vite. Trop vite. Je ne comprends pas. Alors je répète ses mots et lui demande de les dire à nouveau. Maintenant, je n'ai plus peur, plus comme avant. Mon ventre se sert mais les mots, eux, se déversent lentement. Je l'écoute parler. Il me dit dans deux ans ; quand il ira au mariage de R. Pourquoi R. ne se marie-t-il pas avant ? Je n'aurai pas peur de le voir. Lui si. Lui, je pense qu'il aura peur, la même peur que les adolescents. On dira d'abord les phrases utiles, les phrases obligées et puis l'on se taira. Pour une fois. Une bonne fois. Il me regardera. Je ne sentirai pas de gêne. Je ne parlerai pas. Il dira "smooth" et "shampoo", comme j'aime. J'aime quand il me dit ces mots-là.