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11 février 2018

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Ca se décompose. C'est corporel. Les fourmis, la peau, le froid en haut de la tête. Quand ça fait ça, j'ai envie de mourir. De ne plus exister. Son regard, perçant, osseux. Et moi, en face, comme une enfant, une élève qui aurait mal travaillé. J'ai peur.

04 février 2018

Avant tout

Elle se demande : " Qu'est ce qu'un amour silencieux ? "

Elle regarde par la fenêtre. Elle regarde souvent par la fenêtre. La cloche qui sonne, le rythme du vent, la boule de salive qu'elle sent ramper dans sa bouche et descendre, acide, ravageuse, le long du tube qui la relie à sa panse. Déglutir ce monde, avaler cet amour. Trop tôt, trop neuf, trop prompt. Prématuré en somme.

Aujourd'hui, elle aimerait faire un gâteau. Hier, elle a fait des crêpes et ça lui a plu. Alors aujourd'hui, elle pense. Jardiner, peut-être. Jardiner ou coudre les draps rouges posés là depuis longtemps. Elle regarde par la fenêtre. Elle aimerait qu'il se passe quelque chose, comme des couleurs. Mais elle reste. Attendre cet amour déchu. Elle se dit que "peut-être". Elle ne voudrait pas qu'il lise ça, que ses yeux naviguent entre ces lignes. Mais tant pis se dit elle, les mots passent avant tout.

 

 

01 février 2018

Quel dommage

Quel dommage de pleurer quand il fait si beau, maintenant que le soleil enterre les grisailles passées. Quel dommage de pleurer quand la lumière brûle. Pour une fois. Pour une fois que l'astre a percé. 

Quel dommage de sentir les larmes. Dehors, il fait si beau, il fait si jaune, si doux, si frais. Quel dommage de ne pas retenir ces petites gouttes salées qui chavirent et chavirent sur mon visage. Quel dommage de ne pouvoir les contenir comme on endigue l'émotion qui nous submerge comme une dune inondée.

 

 

17 janvier 2018

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- Et en substance ?

- Rien. En substance, il n'y a rien.

 

 

 

Demain

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16 janvier 2018

Taper, taper sur le clavier et ne pas regarder les gens

Il faut que je vive plus, plus loin, plus longtemps.

Il faut que je me lève en avant. Beaucoup, beaucoup plus tôt.

Il faut que je regarde droit, plus droit. Il faut que je mange aussi. Ne pas oublier de manger, d'éplucher et de couper les aliments.

Il faut que je me regarde dans la glace maintenant. Que je photographie l'instant. Que j'observe les yeux. Marrons, profonds, ces yeux de haine et d'espoir.

Il faut rattraper le temps, accélérer, ménager des plages vides, dans plages de temps pour se rassembler et s'appartenir entièrement. Ne pas regarder les gens lâches, ne pas regarder les gens.

Il faut Clarence. Seul le présent peut. Il faut.

 

 

15 janvier 2018

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 Gaëlle JOSSE Une longue Impatience       

 

 

 

07 janvier 2018

C'est comme ça

Ca m'a fait comme une flèche, pointue, à l'endroit du coeur. Une sensation de chaud, de brulant, de brûlure dans le

haut du torse, sous le sein gauche. Mais je n'ai rien dit. Je l'ai laissée parler. J'ai regardé dehors, essayant d'aligner

le bout de l'arbre au montant central de la fenêtre PVC. Je l'ai laissée parler, je l'ai laissée terminer. Puis plus rien.

Derrière nous, les enfants dormaient. 

 

" Il y a des tournants dans la vie. Dans la vie, il y a des tournants". Je n'ai rien su dire d'autre mais elle, elle a

continué, parlant des choses et d'autre. Moi, je ne l'écoutais plus. Je pensais à toi, à ton bout d'existence. A la

distance aussi qui tord l'imaginaire et invite à transformer la vie en ce qu'on voudrait qu'elle soit.

 

Soupir

 

A chaque fois qu'il m'arrive une chose heureuse, et il m'en arrive en ce moment, je pense à toi. Mais les choses

heureuses ne s'accomplissent que dans le partage. Alors la chose heureuse se tourne et se retourne dans l'oeuf et finie par mourir.

 

C'est comme ça.

 

 

 

Dans ses yeux doux

J'espère que c'était bien. L'eau chaude, les bulles, le savon peut être qui glissait sur vos mains. J'espère que c'était bien, maintenant que les choses ont un toit, maintenant qu'elles commencent. Enfin doit-elle se dire. Enfin.

Moi, je ne sais pas. Je n'ose pas regarder. Je n'ose rien faire. Même pas lever un doigt, un tout petit doigt. Je n'ose pas bouger, je n'ose plus respirer. De peur de déranger sans doute. De peur d'entendre ta voix me dire que oui, c'était bien, que l'eau du spa était chaude et que le long collier qui encercle son cou rayonne chaque jour jusque dans ses yeux doux.

 

 

16 décembre 2017

Tout bas

Dis moi

Comment chasser l'ardeur

Comment tuer l'envie

Comment oublier les images

Comment faire taire les pleurs et endormir la voix

 

Comment faire quand

Comment faire quoi

 

Eteindre la lumière, et soupirer tout bas